Archives Mensuelles: septembre 2008

L’attente

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Définition : attendre, verbe transitif
Sens 1
: Se tenir, demeurer en un lieu jusqu’à ce que quelqu’un où quelque chose se présente. Ex : Attendre le train. Synonyme patienter. Anglais : To wait.
Sens 2 : Compter sur l’arrivée ou l’action de quelqu’un ou quelque chose. Ex : Il attent un appel.
Synonyme : Escompter. Anglais : To expect.
Sens 3 : Différer son action en attendant une échéance ou un événement. Synonyme : différer.
Sens 4 : Être prêt ou prévisible. Ex : Des problèmes t’attendent.
Synonyme : guetter

Attendre : 18 synonymes. Atermoyer, compter, demeurer, différer, escompter, espérer, être, guetter, patienter, poireauter, prévoir, remettre, reporter, retarder, se réserver, se tâter, surseoir, temporiser

Et c’est ainsi que l’on apprend qu’un des synonymes d’attendre est « espérer ».
Actuellement, ma vie est en pause. Parce que j’attends. J’attends une décision, en provenance d’employeur. L’un pour mon salaire, l’autre pour me dire s’il désire m’avoir dans sa boite. Aucune de ces décisions ne dépend de moi, je suis impuissante sur elles. J’ai déjà fait tout mon possible, et je n’ai plus qu’à attendre. Et espérer.

Et c’est là ou je me rends compte que l’espoir et l’attente sont définitivement liés. Sans attente, pas d’espoir… Puisque c’est de l’incertitude que naît l’espoir. Lorsqu’on doute, on espère que les choses vont s’arranger. Et nous attendons… Je me demande s’il est possible, pour l’être humain de ne pas espérer. On a beau s’attendre au pire, il reste toujours au fonds de nous un secret espoir que tout s’arrange. C’est peut-être pour cela que l’homme survit à l’innacceptable…

Je me suis souvent interrogée sur pourquoi les esclaves, les hommes dans les camps de concentration n’ont pas tout tenté pour s’échapper ? Pourquoi certains ont « simplement » attendu. Et peut-être qu’il ne s’agit que de cela. De cet espoir, qui nous force à croire que cela peut s’arranger, qu’on ne peut descendre plus bas et qu’au final, cela ne peut que s’arranger. Que reste-t’il si l’on perd espoir ? Ou peut-être que finalement, lorsqu’il ne reste plus aucun espoir, il n’est plus possible de réagir ? De tenter le tout pour le tout ? Peut-être est ce que c’est l’espoir qui nous force à agir et à nous dépasser ?

Je me demande si je n’aurai pas du être plus attentive lors de mes cours de philosophie en terminale. Ecouter un peu plus, et bavarder un peu moins… J’aurai peut-être un début de réponse. Etre attentive, écouter avec attention, attendre pendant que quelqu’un nous dispense son savoir. Amusant au final comme la langue française accorde des sens différents à un même mot, ou à une famille de mot ayant la même origine.

Mais qui parle d’attendre parle également de patience. On est tous inégaux, certains sont plus patients que d’autres… Pour ma part, je ne le suis pas, patiente. Je déteste cette inaction, où je ne peux rien faire, rien d’autre que guetter mon téléphone, mon adresse email… Les nouvelles technologies ont ceci d’affreux : elles sont immédiates… Et rendent l’attente encore plus longue à supporter.

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Les tests et moi !

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You are The Devil

Materiality. Material Force. Material temptation; sometimes obsession

The Devil is often a great card for business success; hard work and ambition.

Perhaps the most misunderstood of all the major arcana, the Devil is not really « Satan » at all, but Pan the half-goat nature god and/or Dionysius. These are gods of pleasure and abandon, of wild behavior and unbridled desires. This is a card about ambitions; it is also synonymous with temptation and addiction. On the flip side, however, the card can be a warning to someone who is too restrained, someone who never allows themselves to get passionate or messy or wild – or ambitious. This, too, is a form of enslavement. As a person, the Devil can stand for a man of money or erotic power, aggressive, controlling, or just persuasive. This is not to say a bad man, but certainly a powerful man who is hard to resist. The important thing is to remember that any chain is freely worn. In most cases, you are enslaved only because you allow it.

What Tarot Card are You?
Take the Test to Find Out.

Pas de triche, juste… Surprise. J’aime les tests et j’en ai fait un sur facebook qui m’avait bluffé… On me demandait d’évaluer la pertinence du jugement de ce test, à la fin. J’avais accordé un joli score, quelque chose comme 60 ou 70%… Et au final, il s’agissait d’une énorme arnaque. Un faux. Simplement pour prouver que comme la majorité des gens, j’avais trouvé pertinent quelque chose qui s’appliquait à tous…
Et cela me fait invariablement penser aux horoscopes… Qui finalement s’appliquent (ou pas) à toutes les situations. Ou également les descriptions des prénoms, la numérologie… Toutes ces choses auxquelles, au premier abord, voir même au second, je ne crois pas. Mais que je lis quand même. Parce que finalement, lion ascendant lion, ça doit bien signifier quelque chose non ? Et que mon prénom qui colle si bien à mon signe astrologique qu’il soit bien de chez nous ou chinois ! Mais si on va plus loin, cela signifierait qu’au final, quoiq’on fasse, c’est dejà décidé ? Les astres (ou qui que ce soit d’autres) nous gouvernent et qu’il n’existe pas de libre arbitre ? Connaitre le futur, cela nous hante. Tous. Pour une unique raison, parce que nous ignorons la date de notre mort. Et que c’est aussi bien ainsi… Se promener avec la date et l’heure de sa propre mort doit être quelque chose d’assez terrible. Finalement, parfois l’incertitude c’est mieux.

Et histoire d’enfoncer définitivement le clou :
http://www.innergeek.us/francais.html

Résultat : 28.977 / Total geek.
Rien que je ne savais déjà en somme !

La peur.

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Je m’interroge sur la peur. De quoi ai-je peur ?

J’ai des peurs panique, des peurs qui me bloquent, me laissant simplement vide, une boule d’angoisse la plus pure dans le ventre, directement venu de mon cerveau reptilien, ne passant par aucun des centres nerveux postérieurs… Parmi ces peurs, nous avons, en vrac :

  • La peur d’être enfermée : claustrophobe, ça se traduit par une peur des ascenseur, peur d’être seule dans une pièce, de me faire ligoter tellement serrer que je ne peux que pleurer… Cette angoisse là me tétanise complètement, je n’arrive pas à l’affronter, pas seule en tout cas.
  • La peur des insectes en général, notamment des guêpes. Parce que allergique, parce que ça fait du bruit, ça  peut faire mal et que je n’aime pas la douleur… Et parce que ça peut me tuer.
  • La peur des médecins… Cette foutue angoisse de la blouse blanche, qui me saisit dès que je pénètre dans un cabinet que ce soit pour moi ou pour rendre visite à quelqu’un. J’ai beau inspirer, essayer de poser ma respiration, rien n’y fait. Mon cœur bat la chamade et j’ai peur. Peut-être peur qu’on me découvre une maladie mortelle, quelque chose de grave qui me fera atrocement souffrir, qu’on m’annonce ma mort prochaine, sans date fixe. Est ce qu’il y a quelque chose de pire que de se dire que l’on risque mourir d’une maladie ? Sans certitude. Finalement, je préfèrerai quelque chose de définitif. Un « Vous en avez pour six moi » plutôt qu’un… Vous avez un cancer, mais il y a tant % de chances que vous vous en sortiez. Si on m’annonce, vous allez mourir dans 3 mois, 6 mois… Je pense que je gèrerai ça mieux. Je fuierai, loin, de tout et de tout le monde… J’irai voir le monde, toutes ces choses que je n’ai pas faite et que j’ai envie de faire, tout ce dont je rêve, accomplir mes rêves pour ne pas avoir vécu en vain. Pourtant, je peux mourir demain, écraser par un bus ou dans un accident de voiture… Ma vie aura donné quoi au juste ?

Les peurs, il en existe de toutes sortes. Certaines sont moins tétanisantes que d’autres… Elles ne me bloquent pas comme peuvent le faire celle cité au dessus… Bien que cette peur de mourir ne me bloque pas, à la différence de la peur d’être enfermée… Certaines aident à avancer, certaines, je dois simplement faire avec… Et tâcher de les oublier…

J’ai peur en ce moment. De nombreux changements dans ma vie et cela m’effraye un peu. J’ai peur aussi de ne pas avoir ma chance, pour une chose… C’est idiot, mais c’est ainsi. Une décision qui ne m’appartient pas, sur laquelle je n’ai aucune influence qui se fera sans moi, mais qui me fera rater quelque chose si elle est négative… Je deteste cette impression de dépendre de quelqu’un sans avoir aucun pouvoir de décision, aucun moyen de me battre. Je n’aime pas le sentiment d’inachever, je sais que quelque chose pourrait naitre, quoi je l’ignore… Tout sera décidé sans moi, sans que je ne donne mon accord ou mon désaccord. Je déteste cette impression d’être impuissante.

La beauté

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Le Taj Mahal. Un des monuments les plus fantastiques au monde… C’est parfois dérisoire les mots, vraiment dérisoire…

Il est impossible de décrire le sentiment qui m’a submergé lorsque je l’ai vu la première. Une émotion intense et des larmes qui coulaient… Je n’arrivais pas à les retenir, je touchais un rêve et ce rêve m’engloutissait.

L’histoire du Taj Mahal, ou une histoire d’amour dramatique et pure. L’histoire de la folie d’un homme qui pour l’amour d’une femme a tué des milliers d’autres, en construisant un petit bout d’éternité.

Je ne suis pas vraiment une romantique, mais qu’un amour aussi intense puisse exister me laisse songeuse. Moi qui est tendance à être cynique, je n’ai pas envie de trouver d’autres raisons à la construction du Taj Mahal que l’amour… Je n’ai pas envie de comprendre, j’ai juste envie de ressentir, ressentir à nouveau cette émotion devant ce bâtiment.

C’est étrange comme la beauté peut me toucher. Me donner envie de pleurer, en me tordant les tripes. L’opéra a le même effet sur moi, comme certaines peintures, certaines voix… Une émotion pure, l’envie de simplement se laisser porter par cette impression de toucher du bout du doigt la perfection, de simplement l’effleurer, de l’approcher… Rimbaud dans l’un de ces poème décrivait assez bien cette impression, bien qu’il parlait sûrement d’autre chose (et je n’ai nulle envie de connaitre le pourquoi du poème. Je l’aime et c’est largement suffisant pour moi).

L’enfant se sent, selon la lenteur des caresses,
Sourdre et mourir sans cesse un désir de pleurer. (
Les chercheuses de poux, A.Rimbaut)

Une vibration, cette beauté qui touche mon ame, mes tripes… Le Taj Mahal qui est une fleur au milieu d’un océan de fange, qui se dresse dans cette ville puante qu’est Agra. La ville que je déteste le plus en Inde : elle abrite de merveilleux monuments, mais tout en elle est glauque, sans âme. Même les gens. Partout les indiens réussissent à me toucher, sauf à Agra… Une énorme répulsion, physique pour cette ville… Et un amour incommensurable pour le Taj Mahal. C’est souvent ainsi, on aime lorsque quelque chose autour nous rappelle à quel point tout le reste est détestable.

L’être humain est fantastique pour cela : il a un don, un véritable don, pour transformer ce qu’il touche. Enormément de merde, tant et tant de merde et parfois… un trait de génie, qui donne à penser que tout n’est pas si noir, tout n’est pas si affreux… Qu’il existe quelque chose qui sauve tout, quelque chose qui nous raccroche désespérement et intensément à la vie.

Cela peut-être un monument, une voix, un tableau ou un poème, ou plus basiquement quelqu’un qui devrait être blasé de tout et qui se révèle avoir encore de l’espoir. J’aime l’espoir… Je crois que c’est l’un des plus beaux sentiment humain, un des plus forts également, qui permet les plus grandes choses. Sans espoir, je me demande si nous pourrions vivre, ne serait-ce qu’un instant dans cette vie…