Archives Mensuelles: octobre 2007

Le manque

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C’est étrange, moi qui suis détachée de tout en général ressent un énorme manque ces jours-ci. Mes deux loulous me manquent. Alors je m’accroche à mon téléphone. Mais ce qui est le plus étrange, c’est lorsque je leur en parle.

Il s’est moqué de moi gentiment, en me sortant un : “C’est meugnon”. Et puis après deux minutes de babillages, il m’avoue : “En fait, moi aussi ça me manque.”. “Ca”… “Ca”, c’est être ensemble, c’est se lever les matins et voir leur tronche, en buvant mon café, en gromelant un “Salut, bien dormi ?”, avant de foncer sous la douche, et de les entendre gueuler : “Grouille-toi, on part dans 2 min”… “Ca”, c’est aussi les regards échangés en pleins cours, qui partent bien souvent en fou rire. “Ca”, c’est aussi les courses de caddie à Casino, en finissant systématiquement par le rayon alcool, en s’interrogeant d’un air dramatique sur “5 litres de sauvignon ça ira ? Ou on prend du rhum en plus ?”. “Ca”, c’est aussi la fameuse ritournelle : “You take zi apero ” en arrivant au gite. “Ca”, c’est les délires, c’est les repas pris en commun, c’est les dés qui roulent.

Et le lendemain, étrangement, dans ma boite mail, un mail de l’autre loulou… Hurlant au secours, comme quoi on lui manquait.

C’est peut-être la saison ? Ou simplement qu’un mois c’est long à se dire que plus rien ne sera comme avant, qu’un mois c’est long sans eux. Et qu’un petit week-end tous les trois, ça serait bien.

La fin.

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La fin… L’année s’est achevée, avec une sorte d’amertume terrible… Une sorte de vide. Evidemment, nous nous reverrons, mais ce ne sera plus pareil. Et avec, en prime, la terrible angoisse que ces promesses ne soient que du vent.

Les deux dernières soirées ont été particulières. Celle de vendredi ressemblait à une orgie, assez semblable finalement à ce que nous avions vécu précédemment tous les trois. Celle de samedi a été plus posée, plus mature… Et à chaque minutes de la fin, nous sentions qu’il fallait en profiter, que justement c’était la fin.

Les adieux n’ont pas été émouvants, mais plutot rapide, comme si nous cherchions à fuir. Le balais final a été assez éprouvant pour mes nerfs. J’avoue ne pas avoir dépassé le stop avant de sentir l’eau envahir mes yeux… Un serrement au coeur de les voir s’en aller, un terrible sentiment que c’est la fin.

Etrangement, le soir a été une surprise. Un appel. Le réveil l’a tout autant été. Finalement, je ne suis pas la seule à ressentir ce manque. A demi mot, pleins de sous-entendus pourtant. Les mots ont perdu leur saveur, reste simplement ce sentiment d’amertume.