Epaule en vrac

27 09 2009

Rough_Pastel_Rose_by_devils_spawn Je suis en congé maladie. Congé ou arrêt maladie d’ailleurs ? Arrêt semble plus logique, puisqu’il ne s’agit en rien de congé. Quoique dans mon cas, cela n’en est pas loin. Je ne suis pas malade, simplement bloquée. Pour 3 jours. Et un week-end. Et c’est long, lorsqu’on ne peut rien faire. Même le pc est impratiquable au vu de la position…

Mais vendredi soir, un peu de beaume au coeur. Ce que ça fait du bien parfois…





Fête de l’huma !

13 09 2009

fete_de_l_huma-110a8Des concerts, des potes et des bons souvenirs engrengés. Il ne faut parfois pas beaucoup de choses pour avoir l’impression d’avoir passé un week-end excellent.

Quelques réflexions en vrac cependant :

  1. Je ne pensais pas qu’en région parisienne, les portables puissent être en panne. Mais visiblement, trop de monde sur un site les empêchent de fonctionner correctement. Je vous laisse imaginer le bordel pour espérer retrouver quelqu’un là-bas !! Et à imaginer l’idée d’y retrouver quelqu’un j’ai quelques sourires… Après, un bon aimant permet parfois de retrouver un aiguille dans une botte de foin. Le hasard peut parfois faire bien les choses !
  2. Pourquoi ne pas avoir mis des poubelles sur le site ? Des grosses bennes. Bon d’accord, elles auraient elles-aussi été vite débordées. Mais cela aurait été moins dramatiques je pense.
  3. La fête de l’huma m’a donnée l’impression d’être un bon moyen pour manger pour pas trop cher et voir de la bonne musique pour pas chère également. Le coté politique par contre est passé, de mon point de vue, presque inaperçu. C’était un peu étrange d’ailleurs.

Mais si on résume, j’ai passé un excellent week-end.





Abba’s world !

5 09 2009

3297355125_84411661f0_o“Money, money, money
Must be funny
In the rich men’s world
Money, money, money
Always sunny
In the rich men’s world”

Il s’agit ici d’une référence à la chanson d’Abba “Money, Money, Money” et de mon expérience récente concernant les garagistes. Ma voiture a quelques soucis. 1er garagiste rencontré m’annonce un soucis de turbo, trop vieux, trop ceci et trop cela… Et donc une facture de plus de 1500 €. Le second garagiste m’annonce une facture d’environ 150€…

Si on passe sur le fait que les filles semblent adorer faire de la mécanique en culotte ou en string si on en croit google image, je voudrais comprendre pourquoi systématiquement les garagistes tentent d’arnaquer leur client ? Ou alors est-ce parce que je suis de sexe féminin ? Et que je suis sensée n’y connaitre rien du tout en mécanique ? (Ce qui n’est pas totalement faux).





Les Nymphéas de Monet à l’Orangerie

24 08 2009

Orangerie

La visite au musée de l’orangerie s’est soldée par une immersion totale au sein des Nymphéas de Monet. Une émotion toute neuve qui saisit au ventre comme à chaque fois que j’ai la chance d’approcher d’un peu près un tableau de Monet. J’ai découvert Monet par hasard à l’age de 13 ou 14 ans, en visitant le British Museum ou la National Gallery à Londres. Un tableau tout vert a attiré mon regard et m’a donné des frissons partout. Il s’agissait d’un des ponts aux Nymphéas de Monet. Une des plus belles découvertes de ma vie…

Les tableaux de l’orangerie sont très différents. Leur taille immense déjà impressionne mais au delà de cela, il s’agit plutot du rendu. Les salles ovales et le peu de visiteurs sur le moment laisse donc une chance de pouvoir observer ses tableaux aussi bien de loin que de près, permettant d’observer chaque détail. Une chose m’a surprise : certains tableaux ne sont plus aussi précis dans le jeu de la lumière sur l’eau, ils semblent plus criards, plus… Et j’ai repensé au fait que la vision de Monet était altérée par sa cataracte. Et que son utilisation des couleurs rendaient ses œuvres d’autant plus fortes… J’ai du mal à décrire précisément les toiles tant elles touchent mes émotions. Je n’arrive jamais à décrire des œuvres qui me touchent puisque je ne les regarde plus de la même façon.

Le regard est ici important. J’aurai pu m’attacher simplement à la technique, à la façon dont les touches étaient faites… Mais ici, cela n’a pas vraiment d’importance. Ces oeuvres sont tellement fortes en émotion que l’on oublie totalement la technique. Elles sont faites pour être regardées de loin, pour s’imerger dans le jardin de Giverny et plus précisément au niveau du bassin. Je regretterai presque néanmoins que l’on puisse prendre du recul. Ou la présence de jonctions blanches entre elles. Une pièce entièrement ronde donnerait une autre vision de la chose.





Réussite

21 08 2009

La citation d’aujourd’hui provient d’une chanson d’Eté 67, un groupe belge n’ayant pas vraiment décollé mais ayant pourtant des textes intéressants et une musique tout aussi intéressante ; Paroles extraites de la chanson : Le bonheur.

Patience_by_MischxT’as réussi tes études, t’as réussi ta carrière
T’as réussi ton mariage, et même réussi tes enfants
Oui mais,
Tu as raté ta vie
Raté ta vie [...]

Tu rêvais de faire autre chose
du peu de temps dont on dispose
Non tu n’osais pas trop croire
à cette expression dérisoire
Mais tu as raté ta vie, raté ta vie

Qui ne s’est jamais interrogé sur sa propre vie ? Qui pense avoir réussi sa vie ? Et d’abord, qu’est ce que la réussite ? Un mot comme celui-ci désigne en français également un jeu de carte. Les patiences, sous toutes ses formes. Les jeux que nous appelons aussi solitaire. Etrange synonyme pour désigner la même chose. Un peu ironique lorsqu’on y réfléchit bien.

Revenons à notre réussite, lorsqu’elle s’applique à une vie. Comment réussir sa vie et quand est-ce qu’une vie est considérée comme réussie ? Aux yeux des autres, une jolie carrière, une jolie femme, de beaux enfants et une belle maison est un signe de réussite. Sûrement plus d’ailleurs la belle maison et la belle carrière que le reste. Mais pour un être humain, la réussite personnelle est-elle toujours matérielle ?

J’aurai envie de répondre non à cette dernière question. Un non ferme et définitif, sous-entendant que finalement la réussite de nos rêves est plus importante que la réussite matérielle. Mais il serait illusoire que de croire cela. La réussite matérielle fait partie intégralement, aujourd’hui, de nos espérances. Avoir de l’argent pour pouvoir faire ce que l’on désire. Même s’il ne s’agit que biens et que finalement, c’est assez dérisoire par rapport au reste.

Mais donc, qu’est-ce que le reste ? Qu’est ce qui participe à notre réussite personnelle ? Peut-être simplement d’avoir accompli une partie de ses rêves. Comme dirait Coehlo, d’avoir accompli une partie de sa légende personnelle ou d’être en chemin pour le faire. Et cette fameuse légende personnelle, le gout du rêve, sommes-nous tous capable de l’accomplir ? Et comment décider de ce qu’elle est ? Les rêves et les espoirs évoluent au fur et à mesure que nous vieillissons, que nous grandissons. Mais ils sont en effet l’un des moteurs de notre vie. Une recherche du bonheur en quelque sorte.

Est-ce que parce que systématiquement le nombre 33 me fait penser au Christ et donc à la mort à 33 ans que je m’interroge sur ceci ? En partie je suppose. Happy birthday to me !

(Image provenant de Devian Art, non libre de droit)





Cadeau

21 08 2009

presentUne collègue m’a offert un cadeau. Cela m’a touchée. Je me suis sentie bête. C’est étrange, j’essaye toujours de ne pas me lier avec mes collègues, pour différentes raisons mais avant tout parce que je ne veux pas mélanger travail et vie privée.

Depuis quelques temps déjà, cette résolution tombe plus ou moins à l’eau. Mais le cadeau vient d’une autre collègue, que j’apprécie mais avec qui les rapports sont toujours restés professionnels. C’est étrange. Et agréable. Je n’ai pas su dire autre chose que simplement merci.





Pas d’excuse ni d’excuse !

13 08 2009

En regardant une série (Queer as folk, pour ne pas la citer) en anglais, une phrase m’a marquée :no-excuses

No excuse, no apology, no regret.

Et je me suis soudain demandée : comment la traduire ? Si on la traduit de façon plus ou moins littérale, on arrive à cette jolie phrase : Pas d’excuse, pas d’excuse ni de regret… Et c’est donc là que je me suis rendue compte que le mot excuse en français était utilisé à un peu toutes les sauces…

Se trouver des excuses… Présenter ses excuses… Amener une excuse en classe pour pallier à un retard… Sortir l’excuse au tarot.Cela dérive tous plus ou moins de la même idée, mais avec des nuances qui font toutes la différence.

Se trouver des excuses, des prétextes, pour ne pas faire quelque chose, ou dans le cas de cette phrase, trouver des causes à quelque chose… En gros, être responsable. Assumer la responsabilité sans chercher de coupable ailleurs. Pas facile à faire. C’est tellement plus simple de rejeter la responsabilité sur quelqu’un ou quelque chose. Se dire que si on a échoué, ce n’est pas notre faute. Cela se présente en général uniquement en cas d’échec. Les succès, bien peu en refusent la responsabilité.

Présenter ses excuses, s’excuser. Demander l’absolution pour une faute commise. Pas évident à faire, puisqu’il s’agit ici également de reconnaitre sa propre responsabilité. Reconnaitre avoir fait une erreur et demander à l’autre de pardonner.

Pour revenir à la phrase, la traduction pourrait donc être :

Pas de prétexte, pas d’excuse ni de regret.
En résumé, notre proverbe national bien connu, avec une nuance néanmoins, ni remords ni regret. Avec cette nuance de taille, de ne pas non plus reconnaitre ses fautes, ou plutôt de les assumer en disant merde aux autres. Sans guetter leur approbation, sans vouloir à tout prix se conformer à l’idée qu’ils se font de nous. Pas si facile.

Décidément, la langue n’en finira pas de m’épater avec nos nuances si difficiles à maîtriser. Parce que finalement, le mot excuse si on le sort de son contexte, selon notre état d’esprit du moment, nous lui trouverons un sens ou un autre.





Elle est froide !

15 06 2009

plage_littoralPremière baignade, dans une eau plus que fraiche… Premier barbecue avec des amis et le temps d’un week end l’illusion que l’été est là… Et beaucoup de plaisir de retrouver des gens avec qui on se sent bien.

Rien de plus à rajouter finalement.





Fantastique !

7 05 2009

centaur_by_SnowSkadiOn m’a demandé pourquoi à chaque fois que j’écrivais quelque chose, j’écrivais sur un thème fantastique, irréel. Il est vrai que j’aime la fantasy et le fantastique. Il s’agit là d’un genre que j’affectionne particulièrement. La science-fiction me laisse relativement froide, les polards également bien que j’en lise… Les romans “classiques”, j’en lis également. Mais si je dois choisir un style en particulier, je choisirai sans hésitation les romans fantastiques comme ceux de Robert Jordan ou de Terry Goodking. Ou lorsque j’ai une furieuse envie de rire, un roman de Terry Pratchett…

Ce genre là m’amuse et me permet de m’évader complètement. Un véritable monde imaginaire, bien loin du quotidien et du réel. La science-fiction avec son coté proche de nous, voir futuriste me semble justement trop possible… Le fantastique lui est exactement improbable et impensable. Les bons auteurs nous amènent dans des mondes irréels, peuplés de monstres et de magie, avec juste ce qu’il faut de réel pour qu’on le pense réel le temps du roman et de la lecture. A la différence des romans plus classiques, dans lesquels on peut presque s’identifier, le fantastique nous sort complètement du quotidien. Le registre des sensations lorsqu’on lit un tel roman est différent : peu d’identification possible, beaucoup d’imagination afin de pénétrer complètement ce monde suréaliste et l’imaginer. Je crois qu’il s’agit avant tout de cela : devoir se forcer à imaginer quelque chose qu’on a jamais vu. Dans un roman classique, lorsqu’un homme parle d’une histoire de meurtre, cela nous rappelle la dernière tragédie débitée au 20h ou à la radio. Pas besoin de beaucoup d’imagination. A l’inverse, lorsque par exemple, dans Harry Potter, des créatures improbables comme un dragon ou un détraqueur arrive, il faut les imaginer, se faire une idée de à quoi cela ressemble.

L’image que j’ai choisi représente un centaure. (Image non libre de droit, tiré de Devian Art). Cette créature est mythique. Et les mythes peuplent notre imaginaire depuis la nuit des temps. Toutes les civilisations, toutes les religions ont leurs propres mythes, avec parfois des mythes se recoupant. Qu’est ce qui pousse l’homme à inventer des créatures comme celle-ci ? Dotées de pouvoirs magiques, de capacités spéciales. Parfois bonnes, parfois mauvaises. Rarement neutres… Est-ce un besoin de rêver ? Un besoin d’évasion de la réalité ?





Dégoût

7 02 2009

Dégoût de soi en ce moment… Dégoût des autres aussi… Les faits sont simples.  Je suis partie à un salon, avec deux collègues à moi. L’un d’eux a une réputation qui le précède. J’étais déjà mal à l’aise lorsqu’on m’en avait parlé et même si je me disais que j’allais me faire ma propre opinion, j’avoue que j’appréhendais un peu cela. Finalement, la personne s’est révélée être quelqu’un de très gentil et serviable, rien à voir avec ce que l’on m’avait décrit.

Et au retour, j’ai eu droit à de nombreuses remarques, relativement méchantes sur cette personne. Je ne l’ai pas défendu. Je ne l’ai pas enfoncé non plus, mais je ne me suis pas insurgée, j’ai simplement laissé les autres parler. Et plus ils parlaient, plus j’avais dans ma bouche un gout amer. J’ai agi ainsi pour ne pas faire de vague, parce que ceci ou parce que cela… Mais finalement, cela ne laisse qu’un sentiment mitigé, de honte et de dégoût.

Pourquoi n’ai-je pas réagi ? Pourquoi la seule chose que j’ai trouvé à dire a été : mais si vous avez un truc à lui demander, allez y directement, je ne suis pas là pour parler pour les autres… Une réplique facile, qui ne dénote absolument pas ce que je pense sincèrement. Sincèrement, j’avais simplement envie de me lever de table en leur disant mon dégoût de cette façon de faire, de cette façon de cracher sur les gens. Mais je n’ai rien fait.

Peur des représailles ? Peur de faire des vagues ? Je ne sais même plus. La seule chose qui reste est que je n’ai rien fait de mieux que ces imbéciles que je critique si souvent, j’ai joué le mouton, je n’ai rien dit. Lâcheté ordinaire, dans un monde ordinaire finalement.