Un film de Tim Burton. Mais pas du Tim Burton. Je sais, je suis pas très claire en disant cela mais ce film diffère beaucoup des Tim Burton plus classiques. Beaucoup moins gothique, mais avec une image toujours aussi propre et toujours autant de fantasie.
Il s’agit de l’histoire d’un fils, retrouvant son père et tachant de déméler avant sa mort la vérité dans ses histoires. Le père est un personnage attachant, un conteur, qui mèle sa vie et nous emmene dans des histoires fantasistes.
J’ai aimé la poésie qui se dégageait de ce film. J’ai aimé ce personnage qui enjolive la réalité, qui la rend plus jolie et moins terne. Mais il l’enjolive tellement qu’il réussit à perdre son propre fils dans une autre réalité, à faire en sorte qu’il n’y a plus de communication entre eux.
J’aime les gens capables de faire cela, de raconter des belles histoires. Mais je n’aimerai pas ne plus savoir où s’arrête la vérité et où commence l’imagination. Ce film n’est pas “grave”, il est simplement poétique.
Néanmoins, il m’a fait réfléchir sur les histoires que les parents racontent aux enfants. Des histoires qui peuvent aller du père Noel, en passant par la petite souris et au lapin de paques… La première fois que l’on se rend compte que les adultes peuvent mentir en fin de compte. Est-ce qu’un enfant est blessé lorsqu’il se rend compte de ce mensonge ? Est-ce qu’il en veut à ses parents de lui avoir raconté des histoires ? Parce qu’il y a cru à ces petites fantasies qui semblent innocentes mais au final il s’agit bien de la découverte que les parents peuvent nous mentir… Et que finalement, ils peuvent le faire sur beaucoup d’autres choses…
Peut-être que les enfants savent déméler le vrai du faux et qu’ils acceptent ces mensonges volontairement… Un peu comme une faveur qu’ils feraient aux adultes. Quand est ce qu’une histoire est acceptable à raconter, à enjoliver et quand est ce que l’on dépasse les bornes ? Est-ce que cela dépend de chaque individu ?
Je n’aime pas les mensonges, mais j’ai tendance à également enjoliver certaines histoires. Voire même, naturellement, je ne me souviens que de certaines parties des histoires, de certains souvenirs, en ayant fait abstraction du reste… Peut-être est ce normal de faire ainsi. Peut-être qu’au fonds, il y a toujours une envie de se raconter des histoires…
Ce film a au moins le mérite de revenir sur la vie d’un artiste relativement peu connu : Modigliani.
Je suis décidément d’humeur très gay friendly moi ces temps-ci. Cela m’arrive parfois, lorsque j’ai eu une conversation avec certains de mes amis homo ou lorsque j’ai trop entendu d’homophobie latente…
Hier, comme beaucoup de monde, j’ai regardé “Home”, de Yann Artus Bertrand. Parce qu’il s’agissait de la journée mondiale de l’environnement, j’ai eu au taf également une sensibilisation à l’environnement, puisqu’un audit ISO 14001 se profile à l’horizon. Aucun commentaire à ce propos, je risque de m’agacer sinon.
La polution vue du ciel à quelque chose de poétique. Néanmoins, il s’agit toujours de polution, de poison. De choses qui peuvent tuer l’homme. Mais finalement, cela ne serait pas si grave. 6 milliards. Nous sommes 6 milliards. Et nous tuons une partie, voir totalement la vie sur terre. Mon coté optimiste me fait dire que ce n’est pas si grave et la vie trouvera bien un moyen de s’adapter. Nous aurons disparu et sur les ruines de notre bêtise, d’autres choses se mettront en place. Etrange sentiment que d’avoir peur à la fois du futur et de se dire que finalement, cela serait sûrement mieux.
Je ne suis pas une grande fan de Jim Carrey en règle générale. Mais ce film est néanmoins excellent. Il soulève certaines questions…
Etant malade, j’ai tout le temps pour voir certains films que je n’ai jamais pris le temps de voir. Et on arrive à ce film, “Into the wild”. Une vaste fuite en avant, d’un adolescent qui choisit de fuir la société moderne, de tout rejeter en vrac… De partir, à la découverte du monde et de la nature. Une sorte de parcours initiatique qui se termine mal. Très mal.
Réplique culte, d’un film tout aussi culte…