Une exposition aux Arts Décoratifs. La mode, est-ce que l’on peut dire que c’est un art à part entière ? Au sortir de cette exposition, plus aucun doute là-dessus.
Madeleine Vionnet, je connaissais déjà. Au moins le nom et quelques robes. Mais son évolution a été fulgurante et ses oeuvres les plus remarquables, impossible d’en trouver une photo… Je parle de ses robes de jour. Des merveilles de simplicité. Tant par la coupe que par l’harmonie qui s’en dégage. Et d’une modernité…
Ses robes, sans hésiter, nous les acheterions aujourd’hui. Certains diraient qu’elles sont classiques. Mais elles sont un peu plus que cela… Elles ont réellement l’ambition de mettre en valeur leur corps des femmes, tout en leur laissant la liberté de leurs mouvements. Je conçois que l’image choisie n’est pas la plus adéquate lorsqu’on parle de liberté de mouvement… Mais quelle femme ne se verrait pas dans une robe aussi somptueuse que cela ?
Madeleine Vionnet est amoureuse du crèpe. Qu’il soit de Chine, marocain ou romain, elle a su sublimer cette matière et tirer parti de son coté presque élastique dans le biais. Il en résulte des robes fort ajustées, sans une ombre d’élastane à l’intérieur. Ses drapés aussi sont fabuleux, mais ils m’ont beaucoup moins marqués que cette simplicité des lignes de ses robes courtes ou de soirée. Même les robes de soirées sont épurées. Tout est aérien.
Que ne donnerai-je pas pour avoir un ou deux de ces patrons…

La cité de la musique expose Gainsbourg. Une exposition qui m’a laissé un goût étrange en bouche… Intéressante mais… Pas assez poussée, pas assez claire. Un peu fouillis, un peu décevante. Des grands pilliers, et une voix off trop présente en certains endroits. Une exposition où justement le son n’est pas assez mis en valeur, trop brouillon. Je suis sévère sur cette exposition qui m’a néanmoins fait passé un bon moment.