Cadeaux en veux-tu en voilà !

25 12 2008

cadeauNoel… Qui dit Noel dit invariablement cadeaux. Tout comme aux anniversaires… En fait, je regrette parfois qu’il ne soit pas plus souvent une occasion de recevoir des cadeaux. Pourquoi cela ? Parce que je ne suis absolument pas originale et que j’aime recevoir des cadeaux. Et sans être ignoble, j’avouerai sans honte que je préfère recevoir des cadeaux plutôt qu’en faire. Mais pas n’importe quel cadeau. Pour moi, un cadeau n’est un cadeau que s’il est futile, inutile… Le cadeau utile, du style un micro-onde, une remorque ou autre n’est pas un cadeau… C’est utile. Et nécessaire. Et donc, on se l’offre soi-même.

Quel interêt d’offrir à quelqu’un quelque chose d’utile ? Par utile, j’entends quelque chose dont il a vraiment besoin ? Et pas un parfum ou un nouveau pull… Mais un cadeau vraiment utile, comme par exemple une machine à laver… Rendre service, mais est ce vraiment faire plaisir ?

Le cadeau est quelque chose que l’on réfléchit, que l’on soigne. On passe du temps à trouver une idée, à le fabriquer ou à l’acheter, puis à l’emballer. Et finalement, aujourd’hui, qu’est ce qui nous manque le plus, sinon du temps ? Se dire que quelqu’un a passé un petit bout de temps à réfléchir, à penser à nous pour offrir un cadeau, n’est ce pas au final recevoir une preuve d’amour ?





Promenade avec les dieux de l’Inde. Catherine Clément

22 12 2008

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Quatrième de couverture :

” Quel que soit le lieu de leur naissance, j’aime raconter les affaires des dieux. Leur généalogies, leurs disputes, leurs amours me passionnent comme s’ils étaient de ma famille, et puis, comment ne pas s’interresser à des êtres capables de se transformer en nuage, taureau, serpent ? Désormais, je dispose d’une grande famille de dieux dont j’ai les portraits, dont je connais les tics, les préférences alimentaires, les phobies, les colères.
En Inde, les dieux ne gênent pas l’immense démocratie à laquelle ils s’intègrent paisiblement. Ils ne sont pas exigeants. Une banane, une fleur, du sucre, parfois, une chèvre, et tout va bien. Chacun s’arrange avec eux comme avec le climat, le manque d’infrastructures et ce qui reste de pauvreté.
Ce sont ces arrangements que je vais raconter.”

Livre qui raconte sous forme de courts chapitres la rencontre de l’auteur avec les dieux indiens et ce qu’elle a trouvé remarquable dans leur histoire. Les courtes histoires m’ont donné envie de lire certaines épopées indiennes, de découvrir la richesse de ces dieux, qui rappellent inexorablement les dieux grecs et leurs histoires abracadabrantes. Des dieux qui font rêver, qui ne semblent rien imposer sur une vision du monde à avoir, sur un comportement à avoir…

Comment voir une concordance entre les castes et les dieux ? Comment une religion façonne un pays ? Une culture et des mentalités ? Est ce que le cheminement du christianisme et de l’hindouisme est identique ? Peut-on comparer nos sociétés et leur évolutions ? Ou est ce que la société indienne est fondamentalement différente de la société française ?





Exposition gainsbourg

22 12 2008

musee_temp6La cité de la musique expose Gainsbourg. Une exposition qui m’a laissé un goût étrange en bouche… Intéressante mais… Pas assez poussée, pas assez claire. Un peu fouillis, un peu décevante. Des grands pilliers, et une voix off trop présente en certains endroits. Une exposition où justement le son n’est pas assez mis en valeur, trop brouillon. Je suis sévère sur cette exposition qui m’a néanmoins fait passé un bon moment.

Ou peut-être ai-je simplement préféré l’après exposition… Mais l’exposition en elle-même ne m’a pas laissé un goût impérissable. Plutôt l’impression qu’il manquait des choses, qu’il y avait trop d’informations annexes et pas assez de musiques.

Et cette voix off, qui empêchait d’entendre par certains endroits… Dérangeante c’est le mot. Je n’arrive pas à définir précisément ce qui ne m’a pas plu. Il y avait trop de bruits annexes qui faisaient oublier pourquoi nous étions là. Etrange, en cet endroit, la cité de la musique que l’accoustique soit mal pensée…





Lilith Alina Reyes

20 12 2008

alina_reyesea Quatrième de couverture :

Femme libre née bien avant l’Eve soumise, et depuis longtemps reléguée parmi les démons qui hantent les rêves des hommes, Lilith réapparaît aujourd’hui : paléontologue, directrice du Muséum d’histoire naturelle de Lone, devenue la plus somptueuse des créatures grâce à la chirurgie esthétique, cette femme en mutation décide de jouir pleinement des hommes, qui jusque là, de mari en jeune amant, l’ont mal servi.

La faim au ventre, elle part en chasse. Nuit après nuit, dans la ville “de toutes les solitudes”, elle cherche à se rassasier à même le sexe des hommes. Jusqu’au jour où il lui faudra plus que ce qu’ils savent lui donner… Où il lui faudra leur sang….

Ce sang qui depuis des millénaires transporte l’étrange âme humaine sur laquelle Lilith ne cesse de s’interroger….

Dès lors, seul Sammaël, l’angélique mendiant, se révèlera digne amant de la rouge dévoreuse. Avec lui, saura-t’elle trouver le moyen d’échapper au chaos et de transformer les puissances de mort en puissances de vie ?

Second roman de cette auteure (que c’est laid écrit ainsi) que je lis. Et celui-ci est… un des romans les plus étranges que j’ai pu lire. J’ai aimé sa façon d’écrire, toujours troublante et crue… Terriblement juste dans ses mots. Et j’ai eu l’impression parfois de voir un ode à la liberté. Cette femme qui se libère, cette femme qui étend ses ailes, qui les ouvre pour la première fois ou presque…

Et les descriptions de Lone, cette cité presque apocalyptique…  Presque vivante… Rendue vivante.

J’ai aimé ce livre atypique. L’écriture érotique, le désir et le sexe qui transpire par chacune des phrases, même lorsqu’elle aborde le thème de la cité… Etrange et fascinant ce jeux des mots.





Oh Captain ! My captain !

17 12 2008

deadpoetssociety Réplique culte, d’un film tout aussi culte…

Le cercle des poètes disparus. Dead poets society.

Un véritable chef d’oeuvre, qui a réussi à me faire pleurer. Un des rares films dont j’ai préféré le film au livre… Et ma scène favorite, celle ou les étudiants se retrouvent tous debout sur le pupitre, en guise de dernier homage à leur professeur… Libres ou presque.

Dans ce film, le professeur essaye de former des libres penseurs.

Qu’est ce qu’un libre penseur au juste ? Quelqu’un capable de penser par lui-même ? Quelqu’un capable de se détacher des conventions collectives pour vivre sa propre vie ? Sans tenir compte de l’opinon des autres ?

Est-il possible aujourd’hui de s’affranchir du regard des autres ? Je ne pense pas. Notre société est ainsi faite qu’il est impossible aujourd’hui de ne pas sentir sur ses épaules le regard des autres, à bien des propos. Et nous sommes tellement formatés par notre éducation que se créer une propre opinion, une propre idée, une idée originale me semble bien compliqué.

Dans ce film, il s’agit essentiellement de s’affranchir du poids des parents et des traditions. Aujourd’hui, ceci est beaucoup plus simple, du moins dans nos sociétés occidentales, ou les enfants sont presque libres de leur propre choix. Je dis presque, parce que bon nombre de nos choix sont conditionnés par notre éducation, par les notions que nous ont inculqué nos parents ou nos éducateurs, sans que nous en ayant conscience. Nous reproduisons souvent involontairement les modèles de nos parents. Ou nous essayons de nous en détacher au maximum… L’homme serait donc un immitateur ? Dans ce cas, d’où proviennent les évolutions de comportements ? L’apparition, à un moment ou à un autre, d’un homme capable de s’affranchir de ces modèles et d’en créer un nouveau ?

Qu’est ce qui provoque cette impulsion ? Et à quoi reconnait on un modèle nouveau ? Une évolution nouvelle ? Tout semble se faire progressivement, par petits ajouts, sans réels changements par rapport au modèle précédent. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, les parents décidaient de l’avenir des enfants, sans qu’il y ait de révolte possible, ou presque. Ce changement a eu lieu… Mai 68 ? La révolution sexuelle ? Impossible de définir clairement une date de ces changements. Est-on vraiment aujourd’hui libres de nos choix ? En étant adulte ? En étant adolescent ?





Paris sous la neige ?

9 12 2008

gargouille Un titre pompeux pour quelques flocons… Surtout que je ne suis même pas à Paris. Mais il neigeait, bien… Suffisament pour qu’au lieu d’apprécier comme à chaque fois les flocons qui dégringolent, je m’inquiète de savoir comment j’allais rentrer chez moi… Parce qu’en région parisienne, comme partout où la neige n’est pas une habitude, le moindre flocon rend les routes impraticables…

Moi qui adore la neige, je la redoute… Enfin non, cette nuit, elle peut tomber et je veux bien un joli réveil, tout blanc. Je suis chez moi, au pire je prendrais la voiture tard, voilà tout ! Et je pourrais profiter de la joie de voir tomber la neige en restant bien au chaud, derrière ma fenêtre… J’aime l’impression qu’elle produit, j’aime le son, ou plutot les absences de sons lorsque la neige tombe.

Un petit effort… Que demain soit blanc.





Probabilité 2008

6 12 2008

bourse-hasardEt oui, me voilà en train de parler de probabilité, pourtant les statistiques et les probabilités sont une de mes bêtes noires… Fort heureusement, je ne pensais pas développer un cours ici. Mais plutôt parler probabilité de rencontre et de retrouvaille et donc de hasard.

Quelle était la probabilité pour qu’en 2008, je rencontre 3 personnes que je n’avais pas vu depuis plus de cinq ans ? Si je compare aux années précédentes, j’ai envie de répondre zéro…

Et pourtant, cette année, j’ai retrouvé 3 personnes dont je n’avais pas eu de nouvelles depuis plus de 8 ans pour l’une et 7 pour les deux autres. Pire, je les ai rencontrées plusieurs fois… Pire encore, je pense que je peux les remettre dans la case potes qui peuvent devenir amis, du moins pour deux d’entre eux…

Et je vais donc parler du hasard… Des hasards de la vie qui font que l’on s’éloigne, pas même intentionnellement de personnes que l’on apprécie. Parce que moins le temps, parce que déménagement, parce que ceci ou cela. Et au final, réussir à les retrouver très longtemps après et que les discussions reprennent. Un petit temps de latence, bien évidemment. C’est long à résumer 8 ans de vie. Long et pas forcément interressant pour l’autre. Mais nécessaire. Histoire de comprendre l’évolution des autres, de comprendre leur fonctionnement, voir s’il a encore des atomes crochus, des choses à se dire.

Les probabilités de ce genre sont un peu identiques à celle que l’on a de rencontrer une connaissance lorsque l’on passe rarement à Paris, à la fnac du forum des halles. Il en faut des coïncidences tout de même. Que le non-parisien passe au forum des halles, qu’il aille à la fnac, à une heure précise. Que le parisien fasse de même de son coté. Le fameux hasard…

La vie n’est constituée que de hasards, de coups de chance ou de malchance. De rencontres, de séparations. D’envoi de lettre de motivation au bon moment… Quoique l’on fasse, si on est pas aidé par ce fameux hasard, tout foirera… Si nous ne sommes pas au bon endroit, au bon moment, nous passerons à coté de l’opportunité. Sans même le savoir.

Plus le temps passe et plus je m’interroge sur ce fameux hasard. Certaines religions pensent que tout est écrit. Que la destinée guide nos choix. Nous l’appelons peut-être hasard ? Est ce que le hasard régit vraiment nos vies ? Est-ce que finalement, nous n’avons qu’une marge de manoeuvre que très restreinte ? Ou sommes nous vraiment libres ?





Je ments, tu ments, nous dissimulons ?

3 12 2008

mensonge Je suis une jeune femme naïve ; je crois ce que l’on me raconte, toujours, systématiquement, même les choses qui semblent les plus énormes… Parce que je ne vois pas de raisons qui feraient que l’on puisse me mentir… Parce que je ne juge pas, parce que je n’attends rien des gens, parce que pour ma part, je ne ments pas… Une erreur de ma part, penser que les gens puissent réagir comme moi et ne pas imaginer que puissent réagir différement… Une erreur à ne pas faire en communication, une erreur que l’on rencontre souvent au travail et qui mène à pas mal de problèmes : estimer que les gens fonctionnent comme nous… Mais je digresse, je disgresse…

Revenons au mensonge. Je ne ments pas. Lorsque l’on me pose une question, c’est que l’on attend une réponse. Et qu’on est prêt à entendre cette réponse… Après, cela peut faire mal mais c’est ainsi… Et je réponds franchement, toujours SAUF !!! Evidemment qu’il y a un sauf. Y a t’il une seule personne qui ne ment jamais ?

Il existe tant et tant de mensonges… Des mensonges anodins, qui ne portent pas à conséquence, que l’on fait par gentillesse ou pour ne pas être dérangée, que l’on nomme du doux nom de tact. Ils permettent de ne pas se mettre tout le monde à dos, de ne pas vexer, de ne pas être désagréable pour rien. Je les pratique souvent, parce que … Parce que quoi au juste ? Je n’aimerai pas que l’on me dise que ouais, ce pantalon ne me va pas ? Enfin, qu’un presqu’inconnu le fasse ? En partie je suppose… Et aussi pour ne pas me justifier face à des gens qui ne comptent pas.

Il existe aussi des mensonges moins anodins, pour couvrir une annerie. Que ce soit au travail, ou dans la vie courante.. Et là, on peut se demander s’il est vraiment opportun de mentir. Parce qu’une fois sur deux, ce genre de mensonge est découvert. Et que finalement, la trahison fait plus mal que le mensonge.

Mais peut-on considérer la dissimulation et les non-dits comme des mensonges ? Est-ce que finalement ce que nous ignorons est encore un mensonge ? Ou s’arrête le mensonge et ou commence la dissimulation ? La barrière est mince, elle dépend des gens, elle dépend des secrets… Les dissimulations sont ils des secrets ou des mensonges non-dit ?

Sommes nous prêts à tout entendre ? Ou ne préférons nous pas parfois un brin de mensonge, histoire de rendre la vie moins âpre ?





Mort annoncée.

1 12 2008

Je n’ai pas la télé. Je ne regarde donc pas les informations. Et un reportage a fait le tour du net. Une maman de quatre enfants, atteinte d’un cancer généralisé a tout fait pour choisir la famille d’accueil de ses enfants après sa mort. Quatre enfants, de onze à deux ans, grosso modo. Hormis le fait que le témoignage est poignant et qu’il a réussi à réveiller en moi une certaine émotion… et une énorme interrogation…

Comment réagir à l’annonce d’une mort  ? Lorsque cette mort est sa propre mort ? Comment peut-on accepter le fait que l’on va mourir dans moins de 3 mois ? Que se passe-t’il si on apprend ceci ?

N’étant pas dans cette situation, et espérant bien ne jamais l’être, je n’ai pas de réponse. Je peux simplement m’interroger et spéculer sur mes réactions. Et à bien y réfléchir, je ne suis pas sûre d’avoir envie d’y réfléchir…  Une situation plus qu’angoissante, de se dire tous les matins qu’il ne reste plus que un ou deux mois à vivre. Je suis persuadée que dans un cas comme celui-ci, le temps semble s’accélérer. Qu’il n’y a pas ces moments ou le temps semble se suspendre par ennui ou lassitude, ces moments que nous détestons tous. Que même le sommeil devient une perte de temps flagrante… Combien de choses anodines deviennent importantes ? Combien de sourires deviennent importants ? Combien de coups de téléphone à passer, pour rattrapper les histoires, pour faire la nique au temps ? Pour renouer, un instant, rien qu’un court instant, avec notre passé, pour effacer les regrets…

Je crois que ce reportage me fait prendre conscience, encore plus encore à quel point la vie est courte… A quel point il est essentiel de vivre, vraiment vivre, faire ces choses qui nous semblent importantes, faire en sorte de vraiment vivre et de ne pas être simplement une ombre, un passage. Ne pas devoir se retourner, et se dire qu’au final il y a tellement de choses qu’on a pas faites, qu’on aurait aimées faire, qu’on aurait dues faire… Encore une fois, préféré ving mille fois à la piqure des regrets celles des remords. En un mot comme en cent, tout simplement vivre. En vie. Envie…